Et si dans cette crise le plus grand risque était interne à votre organisation ?

Entrepreneurs, dirigeants ou managers de proximité,

La crise que le monde traverse constitue une véritable rupture. Elle interroge toutes les structures, quelle que soit leur taille. Elle met à mal les plannings les plus robustes, les perspectives les mieux pensées, rend caduque les business plans et bouscule toutes les stratégies.

Elle a également mis en évidence des modification nécessaires de votre organisation ou de votre appareil de production, quel qu’il soit. Elle vous aura en tous les cas poussé à repenser les fondamentaux de votre entreprise.

A la sortie de cette période qui vous aura, ensemble, fortement et durablement bousculé, vous avez probablement prévu, en tant que manager ou dirigeant, de vous interroger, de revisiter beaucoup de vos stratégies et d’adapter vos moyens de production. Et c’est tant mieux.

N’oubliez cependant pas, dans votre réflexion, ce qui constitue la valeur première de votre entreprise et votre capital le plus précieux, à savoir vos collaborateurs !

Adapter votre outil de production sans les associer est un choix qui peut vous priver :

  • d’informations de premier plan qu’eux seuls détiennent,
  • d’une créativité et d’une intelligence collective que seuls vous et eux, ensemble, êtes capables de mettre en œuvre
  • enfin d’une pleine adhésion nécessaire à amorcer le changement.

Le risque ou la menace pour votre entreprise n’est plus alors externe mais interne.

Il résulte de l’impossibilité de se reconnaître une culture commune, une mission commune donc une envie commune. De manière plus pragmatique, le risque ou la menace pour votre entreprise est de faire face à une forte perte d’efficacité à un moment où un rendement optimum de toute la structure est plus que jamais indispensable.

Comment tirer le meilleur parti du retour d’expérience ?

Mais pour être à même de mobiliser au mieux toutes vos forces vives encore faut-il bien :

  • comprendre leurs ressentis, leurs attentes, les ressorts de leur engagement et de leurs motivations,
  • en recueillant les éléments et représentations de chacun, comprendre et aboutir ensemble à une conscience partagée des défis et des risques à affronter,
  • travailler aux adaptations et actions nécessaires en mobilisant l’intelligence collective,
  • donner à chacun l’espace de responsabilité et de liberté nécessaire à la performance collective,
  • pour rendre tout cela possible, créer les conditions de la sécurité psychologique pour chacun.
    Ce qui implique une exemplarité et un engagement explicite de la part du management et la mise en place de règles de comportement et attitudes entre collaborateurs qui facilitent les échanges de manière vertueuse.

S’inspirer des industries à haut risque

Pour alimenter et amorcer une telle démarche, il est pertinent de s’inspirer de l’approche mise en œuvre dans les industries à haut risque telles que celles du nucléaire. Ces dernières ont compris, à partir du retour d’expérience des erreurs, incidents et accidents et accidents, que la meilleure manière de mobiliser leurs forces vives contre un risque était de développer une culture de sûreté au sein de leur entreprise.

L’état de l’art préconise une autoévaluation des perceptions de leur environnement par les collaborateurs. Ceci permet de stimuler la prise de conscience individuelle et collective et d’apporter des éléments mesurés et objectifs sur lesquels bâtir de nouvelles actions mobilisatrices.

Sous son apparente simplicité, c’est un outil éminemment puissant qui a le mérite d’être à la fois systématique (chacun participe) et systémique (il révèle l’organisation interne). Il permet également une exploitation en cohortes qui mène à des échanges internes, formels ou informels, comme à des indicateurs au niveau de l’organisation.

Ce questionnaire reprendra les fondamentaux de la culture de sûreté de l’entreprise, avec une emphase sur le sentiment d’appartenance à un groupe de travail et à ses valeurs. C’est le fameux « esprit d’équipe ».

Il pourra être particulièrement judicieux de cibler également quelques sujets contextuels comme : télétravail et management, circulation de l’information au sein de l’entreprise, réelle implication et juste compréhension des enjeux par les salariés, partage des responsabilités et formation….

Il permet à la fois de révéler des attentes fortes, d’aider à fixer des priorités et à mettre en place un plan d’actions approprié. Il permet surtout que chacun reconnaisse son importance dans le processus, qu’il a un rôle à jouer, et qu’en situation difficile le succès de l’entreprise repose sur ses épaules et sur celles de son équipe.

Enfin, ce travail sur la culture de sûreté étant avant tout un travail d’appropriation par chacun de la culture interne à l’entreprise, il a comme bénéfice collatéral de renforcer la cohésion du groupe, donc d’améliorer la productivité d’ensemble.

Une telle démarche, à la fois systématique et systémique, demande un véritable travail de préparation, de mise en place et de mobilisation. Il doit en outre être suivi d’effets et de plans concrets issus des réflexions collectives.
Le soin apporté à la mise en place de cette démarche par et pour l’intelligence et l’efficacité collectives sera d’autant plus impactant qu’il sera protecteur et mobilisateur de votre capital humain.

N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus sur les enjeux pratiques d’une telle démarche !