Réaction + construction

Les organisations doivent être « simultanément dans la réaction aux crises passées et dans la construction du futur ».

En lien, l’interview très intéressante de Christian Clot, explorateur et chercheur, par Nastasia Hadjadji, sur la nécessité de s’adapter en cas de crise plutôt que de viser un retour à l’état initial, et d’anticiper les grands changements de paradigmes à venir.
Nous ne souscrivons pas à sa charge contre la notion de résilience, même si nous nous accordons sur le fait qu’il n’est pas suffisant que cela « serve de boussole » aux organisations.
Rendre à la résilience son statut de processus de retour à une situation saine (et pas forcément antérieure) plutôt que la voir comme une compétence (que l’on a ou pas) relativise d’ailleurs cette critique.

Ses 3 grandes recommandations pour l’entreprise correspondent à une vision intéressante de la culture de sûreté (en savoir plus ici) :

1 – « faire basculer les managers en leaders »
2 – former ces leaders à la prise et à l’acceptation du risque en tirant parti des dernières recherches en neurosciences
3 – s’appuyer sur une cellule de vigilance « totalement consacrée à l’étude des signaux faibles »

Nous aimons particulièrement les leçons qu’il tire de ses années d’exploration en situations extrêmes, dont celle qui appelle à « modéliser sa capacité à l’émerveillement » pour s’appuyer dessus en cas de difficulté.

Ceci n’est pas sans évoquer la notion de « capital psychologique » développée notamment par le chercheur américain en sciences du comportement et spécialiste des organisations Fred Luthans et qui explique significativement à la fois la performance et le bien-être au travail…
( cf un aperçu de la notion ici https://positivepsychology.com/psychological-capital-psycap/ )

Cliquer ici vers l’article « Abandonnons la résilience : place à l’adaptation ! »
sur le site de l’ADN (ladn.eu)